Soirées / Evénements
Samedi 19 janvier 18h30 et 20h45

Rencontre avec Thierry Froger, auteur du roman Les Nuits d'Ava

Conversation suivie d'une projection

Ava Gardner, muse et icône

18h30 - Rencontre avec Thierry Froger autour de son dernier roman Les Nuits d'Ava

 

- Entrée libre -

 

 

Rome, août 1958. Ava Gardner s’ennuie sur un tournage. Hors champ, elle invente la dolce vita avant Fellini. Par une nuit arrosée, la star entraîne son chef opérateur, le timide Giuseppe Rotunno, dans une séance photo inspirée des grands nus de l’histoire de l’art. Dont un scandaleux tableau de Courbet… peint d’après photographie.
Les Nuits d’Ava raconte ce moment de bascule où Ava Gardner affronte l’érosion de sa propre image en s’adonnant à toutes les dérives. Et l’obsession parfois distraite d’un certain Jacques Pierre, historien fantasque, qui s’improvise détective sur les traces des quatre clichés produits cette nuit-là.
Avec une aisance joueuse et impertinente, Thierry Froger circule des cimes du glamour hollywoodien aux questionnements de l’adolescence provinciale, des vertiges de la gloire aux gouffres de la solitude, et slalome gracieusement entre les débats idéologiques agitant deux générations françaises et les coulisses crapuleuses du pouvoir américain des années 1950 à 1970.
Roman-tourbillon, enquête et rêverie, Les Nuits d’Ava orchestre une réflexion amusée et mélancolique sur notre rapport à l’image et aux icônes. On y explore les aléas de la construction et de la déconstruction de soi, l’invention de l’histoire et de notre modernité. Le tout dans la légère sensation d’ivresse des amitiés naissantes.

« JE CROIS AIMER LES IMAGES PAR-DESSUS TOUT, qu’elles soient peintures, photographies, projections tremblantes sur un drap blanc. Je les aime minuscules ou grandes, vives ou fatiguées. Je les aime quand, cherchant à mieux les voir, j’ai l’impression qu’elles me regardent un bref instant avant de s’évanouir.
Car me ravissent plus que toute autre les images fantômes : celles entrevues en songe, celles des films non tournés ou brûlés, les tableaux volés ou bien voilés, les dessins effacés à la gomme, les chefs-d’œuvre inconnus, invisibles, les photographies perdues.
Je pense souvent à cette phrase de Pascal Quignard : “L’homme est celui à qui une image manque” et il me semble que Les Nuits d’Ava raconte cette histoire : un homme se met à la recherche d’une image manquante qu’il désire et qui l’effraie.
Embarqué dans cette quête des origines qu’il mène comme une enquête moins policière que rêveuse, le narrateur navigue à vue. Il est vite ballotté entre les époques et les continents, entre sa petite histoire et celle des grands de ce monde, entre ses souvenirs et ses fantasmes, en premier lieu desquels sa vieille obsession pour Ava Gardner. Celle-ci – ou plutôt l’image impossible de celle-ci – traverse tout le livre au fil des naufrages et des épiphanies. Elle nous interroge sur ce que nous voyons, croyons voir, ou voulons voir, puisque juste en-deçà et au-delà de l’image, il y a l’imaginaire – c’est-à-dire ce bref instant où Ava Gardner nous regarde avant de s’évanouir comme une apparition. »

 

19h45 - Pot offert par le Gallia et séance de dédicaces

 

 

20h45 - Projection de LA NUIT DE L'IGUANE de John Huston

(The Night of the Iguana) d'après la pièce de Tennessee Williams - 1964 - 1h58 - VOSTF

 Avec : Ava Gardner (Maxine Faulk), Richard Burton (Révérend T. Lawrence Shannon), Deborah Kerr (Hannah Jelkes), Sue Lyon (Charlotte Goodall), Skip Ward (Hank Prosner), Grayson Hall (Miss Judith Fellowes), Cyril Delevanti (Nonno). 1h58.

Après avoir brutalement reproché à ses ouailles de mal se conduire, le révérend T. Lawrence Shannon porte sa colère contre Dieu en des termes blasphématoires. Fort heureusement, ses propos ont été proférés en l'absence des fidèles congédiés du temple, au préalable, avec perte et fracas. Shannon a pris sa décision, il quitte l'église pour toujours. Il tente de refaire sa vie comme guide pour une agence de voyage. C'est ainsi qu'il accompagne au Mexique un groupe d'enseignantes américaines placées sous l'autorité de Miss Fellowes, une autorité nécessaire car le nouveau défroqué se consume pour une jeunette de dix-huit ans, Charlotte, qui, il est vrai, n'est pas farouche.

 

Soirée proposée en partenariat avec Les Amis des Musées de Saintes.